Aras chloroptères, Amérique du Sud (© markes51/Getty Images)
Le bec des grands aras peut exercer une pression de plusieurs centaines de PSI, bien supérieure à celle d'une morsure humaine moyenne, leur permettant de casser aisément des noix et des graines dures.
Dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud, l’ara chloroptère semble défier toute notion de discrétion. Son plumage écarlate, rehaussé d’ailes vertes et de longues rémiges bleues, illumine la canopée. Pourtant, derrière ce spectacle éclatant se cache un rôle essentiel : en consommant fruits et graines puis en les dispersant au fil de ses déplacements, cet oiseau contribue à la régénération de la forêt.
Parmi les plus grands perroquets du monde, il peut mesurer près de 90 centimètres du bec à la queue. Son puissant bec lui permet d’ouvrir des noix et des fruits résistants. Les couleurs de son plumage ne servent pas seulement à émerveiller l’observateur : elles facilitent aussi la reconnaissance entre individus dans l’immense mosaïque végétale de la forêt humide.
Sa vie sociale est tout aussi remarquable. Fidèles à leur partenaire pour la vie, les aras échangent des cris puissants qui résonnent au-dessus des arbres. Curieux et intelligents, ils associent habileté et ingéniosité, transformant chaque repas en geste de reboisement.